Agrobusiness : ruée des femmes entreprenantes vers un secteur à faible industrialisation

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L’éveil entrepreneurial est en marche au Niger. Des vifs efforts de mobilisation et de sensibilisation pour la culture entrepreneuriale chez les jeunes s’illustrent davantage à travers des initiatives inédites de stimulation, d’incubation et d’encouragement des startups.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au-delà des centaines de projets promus suite à des compétitions organisées par des structures telles que le CIPMEN, la Maison de l’Entreprise, la Chambre de Commerce, ou encore la Fondation Tony Emelu, ces sont plus de 5000 jeunes et femmes de toutes les régions du pays qui ont été touchés par la caravane sur l’esprit et la culture entrepreneuriale entreprise par le ministère en charge de l’entreprenariat des jeunes.

De suite, 400 d’entre eux ont bénéficié des formations en techniques de montage de projets, en élaboration de plans d’affaires et à l’accès au financement, a souligné le Ministre Ibrahim Issifi dans son message prononcé à l’occasion de la 11 ème Edition de la Semaine Mondiale de l’Entreprenariat en Novembre 2018.

from Concern. Photo: Chris de Bode/Panos Pictures for Concern Worldwide

Cependant, force est de constater que l’agro-alimentaire attire le plus des femmes entreprenantes que d’autres secteurs d’activité. La prévalence est d’autant plus palpable qu’on avait l’impression que tous ces multiples salons d’entreprenariat des jeunes et des femmes qui ont marqué le Niger ces dernières années (SAHEL-Niger, SANEF, FONAF, Made in Niger etc.) n’étaient que spécifiquement dédiés à l’agrobusiness. Quoi de plus rassurant au regard de la vision des hautes autorités nigériennes de faire du secteur agricole l’un des piliers de la croissance économique nationale, sous-tendue par la mise en œuvre de l’Initiative 3N et le Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN). Sauf qu’au fond, la performance de ces entreprises suppose des productions compétitives à la hauteur du large marché national (dominé par les produits alimentaires importés) qu’elles peinent à atteindre faute des moyens matériels de pointe.

En effet, pratiquement tout se fait à la main chez ces labels de jus naturels, du couscous précuit, de fromage ou de yaourt, tous à base des produits agricoles locaux. L’autre cri de cœur de ces femmes : les emballages ! Bien que personnalisés, ils sont tous à importer. Avec l’entrée en vigueur de la Zone Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), l’accent doit être mis sur la promotion de cette industrie de consommation de masse, en y facilitant l’intégration des machines de forte production, afin que l’agro-alimentaire 100% local puisse combler la demande nationale et s’étendre au marché continental.

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A propos de Ecostartup 39 Articles
ECOSTARTUP est le diminutif de «ECOSYSTEME des STARTUP ». C’est le 1er blog nigérien dédié à l’actualité Start-up en Afrique. Ecostartup se focalise sur l’environnement entrepreneurial et les grandes idées pouvant changer le monde.

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