Entretien avec Ludovic CENTONZE: Quand ORANGE nous rapproche de l’essentiel (Première partie)

Au début, il était la forte ambition d’une multinationale avec un programme RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise) à mener. Mais quoi de mieux à faire pour le géant français (ORANGE) que de venir en aide aux futurs grands acteurs de la scène économique africaine et pourquoi pas mondiale. Sans grand moyen, mais avec de l’expérience et de la volonté, son équipe et lui ont réussi à changer la donne sur la question de l’aide au développement des pays du continent noir ou du moins, à l’innover.

Et à cet effet, EcoStartup était à Dakar le Lundi 23 Octobre 2017 pour une rencontre particulière. Une entrevue fraiche et paternaliste avec un des anges gardiens tapis dans l’ombre et au service de l’entreprenariat africain.

Mais trêve de bla-bla… Voici le Grand résumé d’une petite rencontre. Questions !

 

Bonjour M. CENTONZE avant tout, il serait bien de présenter votre personne ainsi que votre rôle dans cet univers écosystème.

Bonjour, je suis Ludovic Centonze, je travaille pour la Responsabilité Sociétale d’Entreprise du groupe Orange même si je suis basé en France. J’ai travaillé dans sa branche sociétale où on essaie de faire du développement sociétal depuis sept (7) ans. A l’époque, on est parti d’une page blanche : comment engager Orange sur une démarche proactive de responsabilité sociétale ? On a défini un cadre de manière très transverse chez Orange en associant des gens de la stratégie, de la R&D, du technocentre, de la zone Afrique, de la RSE et on a essayé de co-construire ensemble un cadre qui nous permettait de bien définir le périmètre des actions dans lequel Orange était légitime d’agir et on a voulu construire quelque chose d’assez systémique. C’est-à-dire que plutôt que de faire pleins de petits projets épars qu’on avait du mal à lier entre eux et à donner une logique, on s’est dit qu’il fallait un cadre pour construire de manière très systémique la réponse d’Orange aux problématiques des pays.

La première chose c’est de savoir que Orange dans la zone Afrique pèse assez lourd dans les économies locales où il est présent (par exemple : 6% du PIB du Sénégal ainsi que 14% des recettes de l’Etat). Par notre action on apporte un outil numérique qui aide le développement de l’économie du numérique et aide également tous les secteurs de l’économie à être plus efficace et plus fluide… On a estimé qu’il y avait une zone grise entre le cœur business d’Orange et la fondation Orange qui existe et qui vient en aide aux ONG et aux projets (un peu) charitables. Entre les deux (2) il y avait une zone grise sur laquelle on pouvait développer des projets qui ont un intérêt pour le business d’Orange à moyen / long terme mais aussi de forts impacts de développement socio-économique dans le pays. On a donc divisé le domaine en trois (3) axes.

 

Quelles sont ces axes ?

Nous avons alors:

  • Un axe qui est autour de la connectivité: amener le service aux gens. Comment innover pour qu’à somme d’investissement constante l’on puisse aller plus loin et amener le service à des populations plus défavorisées ? C’est de l’innovation technique, de l’innovation dans les pratiques, dans les façons de faire et toute innovation qu’on peut apporter pour essayer d’être meilleur dans : comment atteindre finalement le plus de monde et amener plus de monde sur le service ?
  • Le deuxième axe c’est tout ce qui est le mobile for development. Ce sont tous les services que le mobile peut apporter, qui peuvent changer la vie des gens (mobile money, Orange money, service pour la santé, agriculture, éducation, l’énergie…).
  • Le troisième axe (qui est ce dont je me suis particulièrement occupé) est celui du développement économique, de l’entrepreneuriat innovant et numérique mais pas uniquement. On est surtout sur l’innovation et on a donc décidé d’aider les TPE, les PME et les startups à pouvoir décoller. On considère un peu que c’est notre responsabilité de grand frère de mettre en place les conditions de décollage et d’émergence d’un secteur privé autour du numérique et de l’innovation pour que les pays en bénéficient.

Donc si on s’intéresse à toutes ces petites entreprises et startup, il y a toutes les problématiques qui sont autour de l’accès au financement. Donc on a monté le prix Orange de l’entrepreneuriat social. C’est la première chose que l’on a fait qui est essentiellement un véhicule de communication mais qui, aujourd’hui, est décliné localement ; c’est-à-dire que dans les dix-sept (17) pays Orange où on est  présent, il y a trois (3) gagnants qui touchent de l’argent et qui permettent de la visibilité et parmi ces cinquante et un gagnants (51), il y en a trois (3) qui sont des gagnants internationaux qui sont primés de nouveau pour leurs innovations. Ce qui fait que chaque prix met en valeur une cinquantaine de startups. Ça reste malgré tout de la communication et de la mise en valeur mais, ça aide ces startups à avoir un peu d’argent d’amorçage voire aussi un peu de visibilité pour pouvoir développer leur business. Ce qui n’est pas mal.

 

Comment cela se passe t-il question financement ?

On s’est lancé aussi dans le montage de fonds d’investissement locaux. Les premiers fonds d’investissement locaux par pays sont de tous petits tickets entre 50.000 et 300.000 €. Le premier était au Niger, c’était une expérimentation : SINERGI. Alors, il faut savoir qu’Orange n’est pas dans cette expérimentation mais on a vraiment travaillé avec eux pour monter l’incubateur du Niger (j’en parlerai plus tard). On est donc très proche de SINERGI. Il y a eu un SINERGI Burkina qui s’est monté et Orange a aussi participé au montage de TERANGA CAPITAL ici au Sénégal, le COMOY CAPITAL très prochainement en Côte d’Ivoire et ainsi qu’un nouveau fond qui devrait voir le jour à Madagascar sur le même principe. Ce sont de petits fonds de 4 et 8 millions d’euro qui font de petits tickets ; c’est de l’investissement à capital minoritaire qui permet à ces startups de pouvoir trouver des solutions de financement dans des endroits où personne ne va. Les banques n’y vont pas et il n’y a pas de solutions pour ces entreprises. Donc on a innové avec des partenaires parce ce que l’investissement n’est pas notre métier en tant que tel. On a de ce fait travaillé avec des partenaires comme investisseur et partenaires pour le développement qui eux, investissent depuis quinze (15) ans dans les PME africaines et qui connaissent le terrain et avec un diagnostic en commun.

Et puis, Orange a ouvert un fond qui s’appelle Orange Digital Ventures, dirigé par Grégoire de Padirac et qui est hébergé à Dakar dans les locaux de l’incubateur CTIC Dakar. Donc c’est Orange Digital Ventures Africa qui a une trentaine de million d’euros pour commencer, mais qui investit dans des startups numériques en Afrique (toute l’Afrique confondue). On amène ces solutions de financement qui ne vont pas à elles seules résoudre tous les problèmes de l’Afrique et de ces pays mais, pour les fonds locaux, c’est de l’innovation, ça pose des standards et ça donne des idées à d’autres pour faire la même chose et commencer à mettre en marche des nouveaux véhicules qui permettent finalement le développement des PME et des startups.

 

Qui dit financement parle également de suivi. Que faites-vous sur ce point ?

On s’est aussi concentré sur tout ce qui était filière d’accompagnement. Les accompagnements seront ce que l’on appelle les incubateurs, le CTIC Dakar, le CIPMEN au Niger, SABOUTECH en Guinée, CREATEAM au Mali. Des incubateurs avec la particularité d’avoir était initié mais qui ne sont pas des incubateurs Orange. Ce sont des incubateurs qui animent l’écosystème et qui accompagnent des entrepreneurs.

Les deux grands principes qui nous ont guidé dans ces incubateurs sont la gouvernance ouverte avec plusieurs acteurs du secteur privé. On invite d’autres entreprises privées locales à venir contribuer et participer à la gouvernance, on invite l’état, les autorités municipales, les allonges techniques de l’Etat, de l’université voire les ONG qui souhaitent s’engager parce que c’est un outil pour eux pour leurs problèmes de développement, à venir participer.

On demande à ces incubateurs qu’on finance au départ de transformer ce moyen de se financer (ces subventions de démarrage. On leur demande en quelques années (5 – 6 ans) de passer d’un mode de financement de subvention à un mode de financement de service c’est-à-dire qu’ils gagnent leur vie en fonction des services qu’ils rendent en faisant leur travail et donc de construire leur modèle économique et de s’autonomiser des subventions. Ce qui est important pour nous.

Si on accompagne des acteurs du secteur privé et des entrepreneurs à essayer de développer leur business, on a envie que la structure qui nous accompagne soit dans la même logique pour elle-même et non pas dans une logique de gens qui touchent des subventions pour expliquer à d’autres comment il faut faire.  Et donc voilà ces deux (2) principes qui sont cette gouvernance et ce modèle économique que l’on essaie de créer.

 

Doit-on attendre alors dans le futur à de nouveaux incubateurs ORANGE en Afrique ?

On n’a pas ouvert d’autres incubateurs, déjà parce qu’on les a faits à la demande des filiales d’Orange qui voulaient se lancer dans de tels projets et on les a accompagnés depuis la France en aide technique finalement pour faire ça. Maintenant, il y a moins de demande, il y a une raison à cela, c’est que quand on a lancé le CTIC DAKAR qui était une initiative de la Banque Mondiale par le biais d’INFODEV (une agence technique de la Banque Mondiale), c’était le premier en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, il y en a un qui s’ouvre par semaine quasiment en Afrique et ce n’est pas vraiment notre vocation d’ouvrir des incubateurs, on est alors plus dans une posture de partenariat avec des incubateurs existants. En revanche, ce qui nous a tenu à cœur pour continuer sur ce sujet c’est se dire qu’il faut qu’on mette en réseau ces incubateurs. Et donc on a été un peu à l’origine avec un partenaire un peu historique sur le sujet qui est BOND’INNOV, un incubateur en France fondé par IRD (Institut de Recherche pour le Développement). Il est sur son campus à Bondy et a incubé des projets dans le Nord qui travaillent pour le Sud.

On en a fait notre tête de réseau, maintenant ce sont eux qui animent et qui sont la tête de pont d’un réseau qui s’appelle AFRIC’INNOV soutenu par AFD (Agence Française de Développement), par la francophonie, par la Banque Mondiale qui vient de nous rejoindre et par Orange. D’autres entreprises du secteur privé, viendront peut-être la Société Générale et d’autres pour soutenir ce réseau d’incubateur dans lequel il y a le CTIC DAKAR, le CIPMEN et BOND’INNOV qui vient de s’agrandir récemment à LA FABRIQUE au Burkina et à ETRILABS au Bénin et qui très prochainement, va prendre SABOUTECH en Guinée etc et qui va grossir de manière organique en essayant de fixer un peu des standards de qualité en terme d’incubation et qui permet aussi aux grands bailleurs comme la Banque Mondiale, l’ AFD ou la GIZ (la coopération allemande au Sénégal) ou d’autres, de pouvoir avoir un réseau solide afin d’irriguer finalement en terme d’investissement le support au petit secteur privé africain que personne ne sait faire, parce que personne se sait aider 2000-3000 entrepreneurs. On est donc obligé de construire des réseaux de soutiens locaux et de les solidifier, crédibiliser et ensuite d’appuyer sur ces réseaux des outils de prêts d’honneur, des outils d’accompagnement… C’est le seul moyen pour que des gros bailleurs, de gros institutionnels ou des grosses entreprises comme Orange puissent soutenir au maximum des projets de qualité localement et par des structures locales tels que ces incubateurs.

 

Quelle est la relation entre ce réseau et l’écosystème entrepreneuriat en Afrique ?

C’est fondamental pour structurer le paysage de l’entrepreneuriat. Mais c’est aussi un réseau qui est fantastique pour ces entrepreneurs, car un entrepreneur qui a la possibilité de rentrer dans ces incubateurs et qui a la capacité de s’internationaliser va avoir un réseau de point de chute dans tous les pays de la sous-région pour pouvoir ouvrir des filiales et attaquer de nouveaux marchés dans des endroits où on lui ouvre les portes de l’écosystème, où donne les clés et puis il y a cette notion d’accompagnement. C’est donc un outil pour les entrepreneurs, lorsqu’il est bien utilisé. (C’est puissant han, il y a du monde �)

Après , c’est le renforcement de capacité. On est en train d’ouvrir la SONATEL ACADEMY, qui est une école de code, qui va former tous les sept (7) mois une cinquantaine d’apprenants. On se rencontre que ce n’est pas grand-chose, ce n’est pas assez mais c’est déjà beaucoup. Ce sont des formations gratuites, on a un partenaire qui s’appelle SIMPLON qui nous aide à mettre en place la formation. On a fait un premier appel à candidature et sur une cinquantaine de places, on a eu douze mille candidats inscrits. On est un peu abasourdi par ce qu’on peut faire et ce qu’il faudrait faire. Mais encore une fois, on ne va pas sauver le monde à quelques-uns en revanche on va montrer que c’est super important, on va essayer de poser des standards de qualité importants. C’est une formation qui est très « bottom up », Ce n’est pas comme à l’école où le maître donne la leçon a des élèves, là ça va être vraiment des gens à qui on va demander de faire des choses, on va leur donner les moyens de les faire et on les laisse faire, on les laisse s’organiser, on va les laisser apprendre entre eux, on va les laisser faire les exercices, et les professeurs qui sont là sont présents pour aider en cas de blocage. Ce sont des formations qui responsabilisent les gens comme dans la vraie vie(…).

Voilà pour ce renforcement de capacité qui va dans le prolongement de ce que fait la fondation Orange qui agit beaucoup sur l’éducation en donnant des kits numériques pour les écoles avec des programmes éducatifs, avec les maisons pour les femmes de la fondation qui apprennent aux femmes à utiliser le numérique, à se former à cela. Alors, il y a beaucoup d’initiatives qui viennent de différents endroits chez Orange mais quand on les met bout à bout ça fait une espèce de continuité entre des choses très ‘‘fondations’’ jusqu’à l’accompagnement, les incubateurs, les supply business qui sont les fonds d’investissement, les fonds locaux et les accélérateurs Orange qui s’appellent les Orange fab. Il y en a trois (3), bientôt six (6) en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun bientôt peut être, Mali, Tunisie et Madagascar) et d’autres à venir certainement qui sont là pour aider une startup à signer un contrat commercial, développer un produit distribué par Orange.

Et le dernier axe sur le sujet de l’entreprenariat, ce sont les outils qu’on peut mettre à la disposition des entrepreneurs. Dans ces outils, il y a ce que l’on appelle les API. ON a une API factory qui permet aux entrepreneurs de développer des applications en utilisant les API SMS ou USSD à l’échelle de l’ensemble des pays Orange.

ORANGE MONEY, c’est toujours un peu plus compliqué, il y a du payement sur la facture pre-paid ou sur la facture post-paid qui peut être fait entre autres. On a fait des expérimentations BIG DATA que l’on a appelé Big data for the development où on est pour l’instant au niveau recherche plus qu’opérationnel et on a mis à disposition de la recherche des données issues de l’usage des réseaux d’orange que l’on a anonymisées pour protéger la vie privée des clients d’Orange. Mais qui malgré cette anonymisation conserve des informations socio-économique, comportementales importantes. Elles permettent, en faisant du BIG DATA dans ces données, à des chercheurs notamment avec le MIT et près de 400 universités dans le monde qui sont impliquées dans ce programme, de vraiment travailler sur des projets de développement vachement intéressant pour les pays (santé, la mobilité, la planification urbaine, le transport… et autres qui impactent vraiment la vie des gens). Le BIG DATA permet de mieux comprendre comment tout se passe pour mieux l’optimiser et faire que ça fonctionne mieux pour évaluer une politique publique ou pour faire du monitoring d’une politique publique ; ce sont des choses qui sont importantes. C’est un axe de développement, ça reste non opérationnel aujourd’hui mais ça reste un axe pour le futur, pour l’Afrique et, c’est en train de monter en maturité lentement mais ça avance. Et ce sont des choses dans lesquelles on s’est vraiment impliqué.

 

Beaucoup de choses se mettent en place et avec beaucoup d’acteurs . Mais dans tous cela, que gagne ORANGE ?.

Donc voilà un peu un tire d’horizon global de tout ce qu’on a fait en terme de développement et de toute l’activité que l’on peut avoir en tant que opérateur du secteur privé avec des intérêts diverses pour faire ça, un intérêt directement business pour tous nos connecteurs business (les Orange fab, les programmes d’accélérateurs business, Orange Digital Ventures Africa, les API et tout ce qui peuple le business d’orange (ce qui est normal) et on essaie de développer avec les acteurs locaux et en les aidant à faire leur business à eux. Et puis en dessous c’est moins business, les réseaux d’incubateurs (ces choses qui ne nous rapportent pas, ou qui ne nous rapportent pas directement). On estime que c’est important, parce que si on enlève cette manche-là et que personne ne le fait, on aura du mal à nourrir les connecteurs business s’il n’y a rien pour aider le décollage d’une idée vers quelque chose de plus mature alors ça ne viendra pas, et on a beau mettre des connecteurs business, s’il n’y a personne pour les utiliser, ça ne sert à rien.

Donc on a pensé qu’on a une certaine responsabilité à être là-dessus et on le fait pour des questions d’image, pour des questions de licence sociale d’exercer… on a des motivations qui ne sont pas vraiment financières. Ça nous coûte de l’argent, ça ne nous en rapporte pas, on le fait parce que l’on a des motivations de positionnement stratégique dans les pays. On estime que l’on fait quelque chose d’important et que c’est notre contribution au développement des pays et tout n’est pas qu’argent, en tout cas quand on pèse lourd comme nous ; pour une petite structure, tout est argent parce qu’ils ont besoin de survivre, nous on peut se permettre d’avoir une toute petite partie de l’argent que l’on brasse et que l’on gagne dans nos activités qu’il y ait une petite partie qui soit… Et puis de toute façon, si le PIB du pays augmente de 10%, notre chiffre d’affaire connait une croissance aussi directement lié à la croissance du pays, plus le pays se développe, plus on développe une classe moyen, plus on développe du business pour nous et pour les autres aussi mais on a intérêt à ce que ces pays se développent vraiment et on a voulu sortir du paradigme de l’aide au développement classique où on prend des solutions du Nord qu’on vient vendre très chers au Sud en endettant les pays du Sud et en leur laissant des choses qui ne sont pas vraiment les plus utiles au bon moment. Donc on préfère favoriser aujourd’hui l’innovation locale pour que des solutions locales émergent avec une économie locale, un business local, la constitution d’une classe moyen locale etc. Ce qui est un peu différent de faire du développement, qui est beaucoup moins paternaliste et beaucoup plus…

On met en place les conditions de décollage du succès mais ce succès, c’est le succès des entrepreneurs locaux, des africains, ce n’est pas le nôtre, nous on en profite mais on a fait l’effort de mettre tout ça en place, on est au cœur du truc, et on est content d’autant plus que ça marche et qu’il y a des choses qui se passent, des boîtes qui se développent …

 

 

Voici la première partie de cet entretien. Rendez -vous très bientôt pour la seconde !!
Laisse nous un commentaire pour partager ton opinion sur tout ce qui a été dit.
Miroslav CLAUSKY
Twitter: @miirosurafu

2 Comments on "Entretien avec Ludovic CENTONZE: Quand ORANGE nous rapproche de l’essentiel (Première partie)"

  1. 👌✌

Leave a comment

Your email address will not be published.


*


error

Enjoy this blog? Please spread the word :)