Mamadou Maimouna, promotrice de « Guidan Kamshi » (maison de la parfumerie)

Diplômée en finance-banque, après 12 ans d’expérience dans une banque commerciale, sa passion a fini par prendre le dessus de ses orientations. Elle démissionna pour s’aventurer dans ce qu’elle a toujours aimé : le milieu de la parfumerie traditionnelle et les cosmétiques. Elle s’appelle Mamadou Maimouna, promotrice de « Guidan Kamshi » (maison de la parfumerie). Suivez avec ECOSTARTUP, dans cet entretien, les tenants et les aboutissants ayant conduit à la concrétisation de ce projet.

Bonjour, Mme de prime à bord, dites-nous comment s’est muri en vous cet indéniable intérêt à la parfumerie traditionnelle ?

Il faut d’abord souligner le fait que je ne suis pas directement ressortissante de cette zone du lit de lac Tchad connue pour cette coutume d’encens. J’ai commencé à m’intéresser à ses vertus en côtoyant une tante, qui est marié à un tchadien. Elle passait ses vacances chez nous, à Niamey.  C’est de là qu’est née l’idée et puis après le reste est venu naturellement.

Pouvez-vous nous parler brièvement de la naissance et de l’évolution de votre entreprise ?

Elle a vu le jour il y’a deux ans et le début a été dur à supporter. L’entreprise n’étant pas assez connue, la clientèle se faisait rare. Nous consacrions d’énormes efforts dans la prospection. Certains clients commandaient avec légèreté d’acquittement. Au fur et à mesure, l’entreprise tend aujourd’hui à son équilibre offre-demande, avec plus des variétés de produits. Actuellement, je ne dépends que de cette activité. Elle couvre entièrement mes besoins. Je peux dire que je suis autonome financièrement.

Quelles sont les principaux obstacles que vous rencontrez dans le cadre du développement de votre activité entrepreneuriale ? 

S’il y’a une difficulté qui entrave « Guidan Kamshi », c’est l’approvisionnement des matières premières. Elles nous viennent de Diffa, souvent même du Tchad. Il s’agit de toute une diversité de bois, notamment : du « al-out », du « sandal », du « tafarchit », du « gagab », du « gigi » et du « sandal-Bangui ». Les bouteilles et les flacons aussi sont importées. Ils proviennent généralement de Doubaï. Nous les achetons par l’intermédiaire des grossistes d’ici.

Qu’en est-il de la performance de votre entreprise ?

Par jour, j’arrive à produire une masse minimale de dix kilogrammes, en deux types de produits. En termes de ressources humaines, pour le moment je travaille avec des bénévoles. C’est une sorte d’apprentissage pour elles.

Si nous pouvions avoir l’opportunité d’être imprégnés dans les méthodes et techniques les plus modernes, qui sont à l’œuvre en l’occurrence dans les pays magrébins, nous serons beaucoup mieux compétitifs.

Avez-vous participé à des formations d’accompagnement, des événements et ou des compétions ? Si oui, lesquels ?

L’entreprise a eu à participer récemment à un festival international à Lounak  (Toulouse) en France. Ce festival est une plateforme qui vise la promotion des cultures africaines.

Quel est votre mot de fin ?

J’ai simplement un appel à l’endroit des femmes qui sont au chômage. Je les invite à oser dessiner leur avenir, selon leurs passions, pour leur autonomisation.

About the Author

Ecostartup
ECOSTARTUP est le diminutif de «ECOSYSTEME des STARTUP ». C’est le 1er blog nigérien dédié à l’actualité Start-up en Afrique. Ecostartup se focalise sur l’environnement entrepreneurial et les grandes idées pouvant changer le monde.

2 Comments on "Mamadou Maimouna, promotrice de « Guidan Kamshi » (maison de la parfumerie)"

  1. Masha Allah bon courage

  2. Hamadou Souleymane | 26/11/2018 at 23:26 | Répondre

    Macha Allah,, bon vent à elle,,

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